Niche thermique et performance métabolique des poissons des rivières du Québec soumises aux îlots de chaleur urbains

Résumé de la recherche

La création de routes, de parcs industriels et de structures de béton constituent des exemples de modifications du paysage pouvant mener à d’importantes hausses de la température de l’air environnant. Ces zones plus chaudes, appelées îlots de chaleur, ont le potentiel de modifier la composition locale en espèces, par la modification des conditions des cours d’eau. Ces effets sont cependant mal connus.

Cette étude vise à estimer la niche thermique et la performance métabolique des poissons face aux îlots de chaleur. Pour ce faire, nous comparons la composition des communautés de poissons en amont et en aval d’îlots de chaleur urbains. Ensuite, nous analysons la performance métabolique de représentants des espèces les plus fréquentes dans nos captures par une méthode indirecte: les ratios isotopiques des otolithes. Respectivement, les isotopes stables de l’oxygène (δ18O) et du carbone (δ13C) permettent de déterminer la niche thermique réalisée et le taux métabolique moyen des individus capturés.

Cette étude mettra en lumière les impacts du stress thermique imposé par les îlots de chaleur sur les communautés de poissons ainsi que sur l’écophysiologie des individus de différentes espèces.

Ce projet est codirigé par Emmanuelle Chrétien (UQAR). 

Partenaires

Hugo Morin-Brassard
Hugo Morin-Brassard

Candidat à la maîtrise en ressources renouvelables à l’Université du Québec à Chicoutimi

Olivier Morissette

Professeur au département des sciences fondamentales de l’Université du Québec à Chicoutimi

Cotitulaire de la Chaire de recherche sur les espèces aquatiques exploitées